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L'evolution des industries de défense au Moyen-Orient

L’essor des industries militaires au Moyen Orient 

 L'IRAN a conçu un nouveau Chasseur-Intercepteur : SHAFAK

L’Occident ne tient plus le monopole de la production des armes, ou du moins dans certains secteurs classiques ou même sensibles. Ce n’est pas une nouveauté, voila déjà plus de trois décennies que certaines nations émergentes ont entrepris de produire leurs propres armes afin de s’affranchir de la tutelle des puissances mondiales,. Les pays les plus prometteurs qu’on distinguait à l’époque furent: la Chine , l’Inde, le Brésil, l’Afrique Du Sud

 

 

Ce qui est nouveau, c’est le consentement de ces pays industrialisés à composer avec cette nouvelle donne. Ces mêmes états qui voyaient d’un mauvais œil l’autonomie croissante du tiers monde en matière d’armement, n’hésitent plus aujourd’hui à partager leur savoir faire et vont même jusqu’à transférer leurs technologies.

 

 

Si les grands exportateurs d’armes comme les Etats-Unis, la Russie ou la France , se figurent que leurs anciens clients ne pourront pas devenir à terme leurs concurrents, alors ils se trompent, car il ne s’agit plus pour ces nouvelles puissances régionales d’élargir leur marge d’autonomie ou de doter leur défense de matériels nationales, mais il s’agit dorénavant d’exporter ces équipements et ceci pour plusieurs raisons.

 

 

La première de ces raisons est sûrement la volonté d’indépendance militaire, car tous les contrats d’armements conclus en Occident étaient soumis à un chantage politique ou du moins des pressions. Que ces pressions viennent de l’intérieur du pays vendeur ou de l’extérieur, il en résulte souvent un barrage à la vente.

 

 

Un exemple de ces barrages aux ventes est celui du contrat établis entre la Syrie et son principal fournisseur, la Russie. Bien que Moscou fournisse Damas depuis des décennies en tous genres de matériels, elle est pratiquement incapable aujourd’hui d’honorer ses engagements ultérieurs, à cause évidement des pressions exercées par Israël et les Etats-Unis. Pourtant ces ventes portaient sur des armes défensives tel que des missiles sol-air (anti-avion). Il est claire que ce scénario restrictif ne s’applique pas qu’aux accords syro russe. Si la Chine ou l’Ukraine consentait à vendre quelques missiles ou avions à l’Iran par exemple, c’est tout le monde occidentale qui se met en branle pour condamner cette transaction jugée trop déstabilisatrice dans une région trop sensible. Pourtant cela n’empêche pas ce même Occident de ravitailler en armes les voisins et adversaires de cette république théocratique. Cette politique à deux vitesses est perçue comme une aptitude hypocrite par les nouveaux exportateurs et surtout par les pays acheteurs et premiers concernés. Là où les traditionnels producteurs occidentaux se montrent réticents à cause des directives politiques de leurs autorités, les nouveaux concurrents se montrent intéressés par ces marchés boycottés.

 

 

La scène moyenne orientale est très concernée par ce jeu de distribution de potentiels et de capacités, car elle est un vrai gouffre à armements et un client acheteur de première classe. Mais cette zone est aussi la plus tendue du monde et la plus instable, ce qui complique le jeu. C’est aussi une région très convoitée et où les ambitions se croisent à tous les niveaux.

 

 

Aujourd’hui, ce sont des pays de cette sphère orientale qui ambitionnent de jouer un rôle plus conséquent à la périphérie de leurs frontières et de se constituer en leader et puissance régionale. Devenir une puissance, engendre la nécessité de pourvoir aux besoins divers des pays assujettis, vassaux, alliés ou alignés. D’où l’idée de vendre des armes à un pays pour le rendre plus dépendant de son fournisseur ou le rendre favorable ou malléable.

 

 

Que ce soit l’Egypte, la Turquie , l’Iran, ou le Pakistan, tous ces pays ont cherché dans le passé et encore de nos jours à étendre leurs influences sur leur groupement régionale.

 

 

Le facteur économique n’est pas négligeable non plus comme raison. Le marché du Moyen Orient rapportera un flux d’argent qui serait plus conséquent pour l’économie de ces nations en voie de développement que pour l’économie des géants industriels.

 

 

On pouvait penser avant qu’il n’était pas très conséquent si un pays arabe comme l’Egypte vend des fusils d’assaut, des roquettes ou des équipement légers ou moyens à des pays plus pauvres en Afrique noire, du moment ou les grande nations occidentale gardait le monopole des moyens plus importants et d’ordre stratégique. Mais ce raisonnement ne tient plus aujourd’hui, car ces futures et probables puissances sont capable dorénavant une plus grande gamme de produits militaires allant de la plus petite munition jusqu’aux avions de chasses.

 

 

Les chars produits par le Pakistan sont achetés par l’Arabie Saoudite, un client pourtant privilégié par l’Europe et les Etats-Unis. Les systèmes d’artillerie conçus en Turquie sont présentés dans tous les salons d’armement des pays du golfe. L’Iran n’hésite pas à déployer ses missiles de fabrication nationale, en dehors de ses frontières en fournissant la Syrie et le Hezbollah libanais avec des Shahab ou des Zelzal.

 

 

Ce n’est sûrement qu’une question de temps pour qu’on assiste à l’affranchissement de la tutelle lourde, Américano européenne

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