TARSANA ترسانة

La tension monte d'un cran au Proche Orient

Damas réagit aux pressions.

 Le HEZBOLLAH procède à une démonstration de popularité et de force .

 

 

 

 Le président Bush voudrait passer à l’étape suivante du traitement du dossier syrien, il l’a clairement exprimé en indiquant qu’il ne reste plus qu’à fixer les modalités des sanctions souhaitées.

 Pour atténuer les pressions qu’il subit, le gouvernement syrien compte sur ses soutiens régionaux et ses alliés déclarés.

 La visite rendue du président égyptien Hosni Moubarak à son homologue syrien Bachar El-Assad pourrait contribuer à assouplir la position américaine. Moubarak a fait observer au pouvoir américain que le Monde Arabe ne supportera pas une action militaire contre la Syrie , car une telle action sera perçue comme une nouvelle invasion.

C’est le même raisonnement que l’on retrouve chez l’intermédiaire saoudien qui essaie aussi d’intercéder en faveur de Damas. C’est peut être la raison pour laquelle le président Bush ne parle désormais que de sanctions économiques et il semble avoir abandonner le scénario de guerre. Mais sait on jamais, car la Maison Blanche a la rancune tenace vis-à-vis du régime Baathiste, sans oublier que le lobby sioniste et juif est tout puissant aux Etats-Unis.

Cependant le jeune président El-Assad n’est pas dupe des réelles motivations américaines et ne doit probablement pas miser beaucoup sur les efforts diplomatiques. C’est peut être la raison pour la quelle la tension au Moyen Orient est monté d’un cran.

Est-ce une coïncidence si le président iranien Ahmadi Najad, choisit cette période tendue pour rappeler aux israéliens que l’Iran reste leur plus dangereux ennemi et pour signifier à l’Occident que c’est toute la région qui risque de s’embraser car ils n’hésiteront pas à frapper Tel-Aviv si les américains et leurs dévoués se montraient trop téméraires dans leurs objectifs immédiats. La réaction en Israël ne s'est pas faite attendre, le gouvernement de Sharon a demandé à ce que l’Iran soit renvoyé des Nation Unis. Il a également profité de cette déclaration d’hostilités afin d’échafauder de nouveaux plans pour frapper les infrastructures industrielles iraniennes.

La volonté américaine de faire désarmer le Hezbollah, de conduire la Syrie à une condamnation pseudo international et de faire taire la résistance palestinienne, démontre que les Etats-Unis cherchent à priver l’Iran tous ses alliés et pivots régionaux.

Rien d’étonnant alors dans le fait que Téhéran commence à employer un langage plus musclé, même si le contenu n’est pas nouveau. Et rien d’étonnant non plus, quand les factions armées palestiniennes reprennent leurs offensives sur l’état sioniste et que le Hezbollah libanais procède à des démonstrations de force le 28 octobre, pendant la célébration annuellede la journée de Jerusalem (Yawm el Qods).

Dans son discours, le secrétaire général et leader du Hezbollah M. Hassan Nasrallah, a exprimé sa solidarité et son alignement total derrière la Syrie face au "complot".  Il a également incité les pays arabes important, à réagir tout en indiquant que l’Arabie Saoudite et l’Egypte devait assumer un rôle sur cet échiquier proche oriental. Vu sa popularité dans tout le Monde Arabe et l'impact de ses paroles très médiatisées et suivies, son discours ne manquera d'éxercer une certaine pression ou du moins de l'embarras pour certains dirigeants.

Si le gouvernement américain cherche à tâter le terrain dans cette région ou souhaite y prendre la température, il saura vite que c'est une vraie poudrière et que le climat actuel ne se prête guère à un nouveau lancer de dès. .

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article