TARSANA ترسانة

Course à l'espace au Moyen-Orient ?

  Course spatiale entre Israël et l’Iran.

 
A la fin du mois de janvier Israël a annoncé le succès du lancement de son satellite TECSAR, lancé depuis une base dans le sud de l’Inde. Moins de deux semaines plus tard, l’Iran procédait à l’inauguration de son centre spatial en plaçant en orbite un satellite avec une fusée de trois étages.Le lancement de la fusée KAVOSHGAR-1
 
Si la firme israélienne en charge du programme IAI, n’a pas lésiné en détail sur les performances de son satellite optronique de 300 kg, équipé d’un radar à ouverture synthétique et qu’elle déclare supérieur à la dernière génération d’Opfec-7  en terme de résolution d’images, ce n’est pas étonnant. Il faut garder à l’esprit qu’Israël tente de se placer sur le marché des satellites, notamment en les vendant  à l’Inde et même à la Chine. La deuxième raison pour Tel-Aviv de médiatiser son programme spatial est sans aucune ambiguïté possible, un message d’avertissement adressé à l’Iran, en lui rappelant qu’ils peuvent surveiller leurs installations nucléaires et militaires. vlcsnap-2168349.png
 












De leurs coté les iraniens ne se laissent pas impressionner pour autant. Eux aussi ont ambitionné un investissement spatial depuis quelques années, couvrant une large palette de leurs besoins. Il s’agit pour la Republique Islamique de concevoir et de fabriquer des satellites et des lanceurs ainsi que les stations de radar, de contrôle et d’acquisition de données. Ceci à fin de disposer d’une certaine autosuffisance en matière de communications, transmissions, d’observation et de cartographie. On pourrait même envisager plus tardivement, dans la mesure où leurs capacités techniques auraient acquis plus de maturité, que Téhéran pourra se doter de satellites de suivi, de ciblage et guidage.
 
.
La fusée Kavoshgar-1 qui a été lancée le 4 février, a volée pendant 90 secondes avant de larguer le premier étage, le second étage s’est détaché au bout de 5 minutes après avoir propulsé le troisième étage contenant la sonde hors de l’atmosphère. Aucun détail n’a été fourni sur la charge lancée dans l’espace, mais elle est censée être une sonde dévolue à une mission d’observation météorologique donnant des informations sur le vent, la température et la pression, relatives aux lancement spatiaux.
 
Ce premier test sera suivi de deux autres, probablement très prochainement, car ils devraient être validés avant la mise en orbite très attendue du satellite Omid (qui signifie Espoir), programmée pour début juin. Ce sera le premier satellite de fabrication national, lancé par une fusée nationale, depuis une base sur le sol national. Le précédent satellite iranien Sina, a été lancé en 2005 depuis la Russie.
 
Une série de plusieurs lancements de satellites est prévue au programme en moins de trois ans, selon les propres dires du président iranien Ahmaddine Najad qui avait présidé la cérémonie d’inauguration du centre spatiale.
 
Assiste t-on à une véritable course spatiale dans la région ? D’autant que plusieurs pays de cette région semblent adhérer au club spatiale et développer son propre programme civil voir même militaire, des pays tel que l’Arabie Saoudite, l’Egypte ou l’Algérie. La Turquie elle, n’a d’ailleurs pas caché qu’elle cherche à acquérir un satellite militaire. 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article