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Grande ambition pour la marine de guerre algérienne.

Une frégate FREMM, dont le Maroc en a commandé une et pour laquel l'Algérie hésite à en commander.Grande ambition pour la marine de guerre algérienne.

 

Incontestablement, la hausse des prix des matières premières en général et fossiles en particulier, ont profité économiquement au budget de l’état. Il est peu probable que sans cette hausse des revenus générés par le gaz et le pétrole, Alger aie les finances à la hauteur des commandes et ceci rien que pour le compte de sa marine.

 

En effet, rien n’échappe à l’appétit de l’amirauté algérienne, tous les vecteurs de puissance navale sont convoités pour assurer aux forces navales nationales un affichage d’une présence d’envergure. La marine algérienne possède déjà tous les composants de l’échiquier maritime, conférant à l’appareil de guerre navale la faculté de défendre ses eaux territoriales contre les intrusions ennemies ou de pratiquer une guerre de harcèlement contre les voix de navigations desservant les intérêts ennemies. Elle possède également un potentiel embryonnaire de projection de forces amphibies. Pour cela, la Marine possède tous genre de bâtiments inhérents à ces taches que ce soit des frégates ou des sous-marins, en passant par toute la chaîne de navires vacant aux taches d’ordre logistique telle les ravitailleurs ou encore les dragueurs de mines. La marine algérienne n’a pas négligé non plus jusqu’à maintenant les impératifs de la guerre côtière et elle possède pour ce genre de scénario des patrouilleurs lance-missiles, très efficaces pour les escarmouchées littorales. Le PBC Mistral de 23000 tonnes de déplacement, avec ses 16 hélicoptère embarqués, c'est un vrai porte avéronefs. 

 

Le niveau des nouvelles commandes est tout de même impressionnant. Ce qui est relaté par les médias spécialisés ou de masse quant aux commandes effectuées ou envisagées, doit être cependant relativisé. Beaucoup de choses ont été évoquées, comme par exemple une nouvelle acquisition de deux sous-marins de la classe Kilo, ou l’achat de quatre frégate ultra moderne FREMM de 6000 tonnes et qui sont estimées à 500 millions de d’euros l’unité, rien que ça! Mais le plus étonnant est  le vœu non confirmé du ministère de la défense quant à l’achat deux Bâtiment de Projection et de Commandement BPC de la classe Mistral. Il s’agit d’un navire très lourd  de 23’000 tonnes, capable d’embarquer des dizaines de blindés et chars et jusqu’à 16 hélicoptères, dont 6 prêts à voler simultanément, un vrai porte-aéronefs qui ne fait d’habitude l’inventaire que des grandes puissances maritimes. Et dire qu’Alger en voudrait carrément deux, c’est difficile à envisager malgré une manne pétrolière abondante. Si cette option peu probable est quand même confirmée, cela donnerait à la marine algérienne un rapport de tonnage impressionnant relativement  à ce qu’elle a toujours connu.

 

Néanmoins, parmi toutes ces rumeurs médiatiques et au milieu des luttes commerciales et courses transactionnelles entre français, russe, italiens, allemands et américains, une concrétisation d’une partie des pourparlers algériens a eu lieu. La société étatique russe Rosonbortexport, a annoncé que finalement un contrat a été signé pour la livraison de deux frégates furtive Krivak. Il reste également une chance pour le français DCN de commercialiser ses frégates, mais certains spécialistes des milieux français concernés pensent que la frégate FM-400 aura plus de chance qu’une FREMM plus lourde pour aboutir à une vente.La fregate russe Kirvak, la marine algérienne en recevra deux.

 

L’Algérie a entrepris également de lancer ses propres constructions navales de moyen tonnage, afin de fabriquer localement une partie de ses besoins en navires.

 

Tous cela est fort ambiguë pour être analysé d’une manière à en comprendre le but, c’est très peu habituel dans la région qu’on court à une escalade à armement navale. Même si certains pays arabes sont friands de gros navires sophistiqué comme le sont les saoudiens ou les émiratis et même si d’autres sont des grands adeptes des corvettes rapides lance-missiles tel que l’Egypte ou la Syrie, il est tout à fait étranger aux marines de cette régions d’envisager la mise en place de moyens de projection aussi énormes que le potentiel aéronaval de deux bâtiment BPC Mistral. Comment faut-il regarder cette évolution même, si elle reste actuellement en phase d’étude et que les décideurs algériens n’ont pas encore établi un programme de priorités, claire et net avec une affirmation pour tel ou tel but.

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