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Mini drones et missiles américains pour le les forces aériennes du Liban

Mini drones et missiles américains pour le LibanBase aérienne de Beyrouth, les FAL possède 4 bases principales à travers le Liban

L’Armée Libanaise a réceptionné le 12 avril sa commande de 4 systèmes de surveillance aérienne produits par Aerovironement et qui gèrent 12 drones RQ-11 Raven.

Le Raven est un mini-drone d’emploi tactique à boucle rapide, c'est-à-dire qu’il permet une transmission de données aux unités d’actions concernées tel que les forces spéciales positionnées à proximité de la cible et de guider l’appui des chars et des tirs des batteries d’artillerie. Il peut même opérer une transmission directe avec un hélicoptère d’attaque ou un avion d’appui léger.

Il a 1.8m d’envergure, capable d’une autonomie de 90 minutes et d’un rayon d’action de 10 km. Sa vitesse maximale est de 95 km/h et il peut atteindre une altitude de 5’000m. Son équipement optronique comprend une caméra diurne et deux caméras IR qui fournissent une imagerie d’une résolution remarquable à une altitude optimale de 200 m. Le système encore analogique va être modernisé et converti en digitale ce qui améliora son rayon d’actionMig-29 Fulcrum aux couleurs des FALLes pilotes libanais s'entrainenet aux EAU sur les Hawk emiratisLe Cesna peut survoler une zone lontemps.Il est équipé d'un désignateur laser et du redoutables missiles Air-sol Hellfifes

Ces moyens de surveillance et localisation séviront très probablement de senseurs pour les missiles Hellfire tirés par le Cessna-Caravan 208b. 

En effet, outre la livraison des drones, Washington a accompagné le lot de 20 missiles sol-air Hellfire et du premier Cessna 208b, un avion capable de couvrir une zone pendant un long moment avant de tirer ses deux Hellfire sur une distance de 8km et de faire mouche grâce à la précision du guidage laser, car l’avion est doté du même POD désignateur que les Predator américains. On pourrait même qualifier le Cessna d’un Predator, à la différence que ce dernier n’est pas un drone, il est piloté par un équipage de deux hommes.

Cet avion a également été sélectionné par l’armée de l’air iraquienne. Il peut franchir 2000 km de distance, sa vitesse maximale est de 330 km/h et sa masse maximale au décollage est de 4'900 kg.

C’est surement pour cette raison que les opérateurs formés sur Les mini-drones Raven, appartiennent aux forces aériennes libanaises et non pas à l’armée de terre, l’emploi de l’imagerie servira avant tout à l’appui aérien de l’aviation ou de l’escadron d’hélicoptères d’attaque Gazelle-Hot.

Un haut fonctionnaire du secrétariat de la défense à la Maison Blanche, a promis au ministre libanais de la défense lors de sa visite récente à Washington, que les fournitures en armement lourd suivront de près. Elles comprennent un premier lot de 10 chars Patton M-60 et 41 obusiers automoteurs M-109 de 155 mm.

Il était impensable et inespéré pour les libanais que les Etats-Unis consentent à livrer du matériel aussi sophistiqué que les missiles Hellfire ou des drones et avions efficients. Ils ont même proposé au pays du Cèdre, des hélicoptères d’attaque AH-1 Cobra. Même si ces hélicoptères sont dépassés et demandent un entretien conséquent, raison pour laquelle  les libanais ont décliné l’offre, il n’empêche que cette proposition américaine marque un tournant dans la politique d’aide au Liban. Faut-il rappeler que tout récemment encore les américains soustrayaient  les mitrailleuses 12.7 aux blindés de transport de troupes M-113, avant de les livrer à l’armée libanaise, alors de là à lui fournir des armes lourdes et modernes…

Il faut dire que Beyrouth a su brillamment joué de la concurrence américano-russe dans la région, il a suffit que Moscou offre au Liban 10 chasseurs Mig-29 Fulcrum pour que Washington débloque ses livraisons et concède quelques engins demandé par Beyrouth. Malgré l’habileté légendaire du libanais à négocier et marchander, il ne pourra jamais outrepasser l’opposition du lobby sioniste au sein du Congres américain qui bloque traditionnellement toutes aides militaires au Liban. Ce n’est pas demain que les USA vendront des f-16 ou tout autre chasseur contemporain au Liban.

Il n’est pas étonnant dès lors, que les autorités militaires libanaises cherchent à diversifié leurs sources d’approvisionnement. Même s’il existe une polémique quant à la qualité de conservation des Mig-29 d’occasion, l’armée semble malgré tout disposée à acheter une grande quantité d’armement russe. Les négociations portent sur l’acquisition des missiles AT-13 Metis, AT-14 Kornet E, des chars dernières génération de T-80 voir même des T-90. Une insistance se démarque au Liban sur l’envie de se doter d’une défense aérienne efficace, on peut imaginer aisément la contribution que la Russie peut apporter dans ce domaine. Le Liban cherche également à s’armer chez d’autres fournisseurs et notamment dans son voisinage arabe, des pays comme la Jordanie ou les Emirats-Arabes-Unis ont déjà contribué à équiper l’armée libanaise. Abu-Dhabi s’occupe déjà de former les pilotes libanais sur des jets Hawk, car les FAL espèrent en obtenir cinq ou six pour constituer un escadron d’entrainement et d’appui au sol. Il y a également un nouveau contributeur de la région à l’effort militaire et dont le président libanais Michel Souleiman a explicitement et ouvertement demandé l’aide, il s’agit évidemment de l’Iran. Téhéran livrera à l’armée nationale  le genre d’arme antichar qu’elle a déjà donné au Hezbollah.

Cette politique d’approvisionnement, incitera peut être un peu plus les pays occidentaux à revoir leurs indispositions à équiper l’armée libanaise, avec du matériel autre que pour la sécurité intérieur et capable d’offrir un réel potentiel défensif au Liban.

 

 

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