TARSANA ترسانة

Les Résistances se spécialisent en Iraq, au Liban et en Palestine

Des sections de snipers en Iraq...

 

Des bataillons de batteries de missiles au  Liban ...

 

Des unités de productions d'armes en Palestine...Des combattants du Hamas se préparent à lancer une salves de Qassam.

 

Les derniers conflits qu'a connu le Moyen-Orient ont dévoilé une hausse qualitative des moyens employés par les organisations armées face aux troupes régulières, pendant les invasions américaines ou israéliennes, que ce soit en Iraq, en Palestine ou dernièrement au Liban.

 

Cette hausse qualitative concerne autant l'effort organisationnel qu?exécutif de ces organisations ou résistances organisée sur un modèle de milice versée dans la guérilla urbaine.

 

Le Hezbollah ne ressemble en rien, aux groupes actifs contre les occupants étrangers ou les forces gouvernementales en Iraq, tout comme ces insurgés ne sont pas comparables aux combattants du Hamas ou du Jihad et certainement pas de l'OLP. Tous ces mouvements ont des aspirations ou une idéologie différente et ils procèdent par des modes opératoires propres à chacun.

Mais les similitudes existent aussi, car si le but diffère, les objectifs sont parfois communs. L'exemple le plus évident est surement l'animosité partagée par le Hezbollah et Les Resistances palestiniennes envers Israël. Dans une plus large mesure, les sentiments anti-américain ou anti-israélien sont évidemment partagés non seulement par les acteurs dans ces trois pays arabes cités , mais par une large opinion arabo-musulmane, ce qui encourage une collaboration inter-arabo-islamique.

 

Ceci transparait à travers la collaboration entre Le Pasdaran iranien et le Hezbollah libanais ou entre ce dernier et les combattants palestiniens, à qui ils fournit toutes sortes d'armes individuelles ou collectives tel que des fusils d'assaut, des explosifs, des roquettes antichars ou des roquettes d'artillerie, avec des dizaines de milliers de munitions.

 

L'Iran et la Syrie ont le même genre de relations avec ces mouvements cités et les services de renseignement syriens et iraniens sont très actifs en Iraq , au Liban et en Palestine. La pluparts des armes livrées par Damas et Téhéran et qui sont souvent de facture russe ou nationales, doivent transiter obligatoirement pas des intermédiaires, ce qui augmente les filiations et les connections entre toutes ces diverses factions. 

 

La collaboration n'inclue pas seulement la fourniture en armes, mais également l'assistance logistique et les échanges des formations techniques de plus en plus spécialisées, ainsi que les subventions financières nécessaires au fonctionnement de ces organismes.

 

Tout le monde connait aujourd'hui le niveau militaire de La Resistance Islamique Libanaise, qui a laissé Israël et son armée en état de choc. Et on connait également la qualité de ses équipements d'origines iranienne, russe ou occidentales. Un Sniper embusqué du Hezbollah.

 

Les soldats israéliens n'ont pu que admettre la qualité de formation des combattants du Hezbollah et Tsahal a diffusé à plusieurs reprises les quelques saisies de guerre comprenant du matériel très sophistiqué de transmission sécurisées, de protection balistique, de camouflage, de vision nocturne et appareil vidéos ainsi que des armes de précision et des roquettes guidées de dernière génération sans oublier les équipements individuels et le matériel informatique...Le Top Gadgets, comme dans les jeux vidéos !?!

 

Concernant la qualité de la formation, pour démontrer le haut niveau du potentiel guerrier de chaque combattant de la Moukawama , il suffit d'évoquer le fait que les hezbollahis ne sont finalement pas très nombreux, car ses leaders ont préféré être sélectifs afin de maintenir le noyau solide très compact. Les moukawims ou les hezbollahis, savent très bien camoufler leurs positions d'artillerie.

 

On estime que si le Parti de Dieu aligne 15'000 membres, il faut cependant nuancer le degré d'engagement de ces effectifs. Il faut distinguer le sympathisant, du membre du parti politique, et reconnaitre le combattant milicien qui s?occupe surtout de logistique, du combattant professionnel qui va finaliser l'objectif sur le front. Ces derniers sont estimés tout au plus à 3000 combattants.

 

La formation des moukawimiines est modulaire, elle se fait au Liban et à l'étranger.Selon les aveux collectés par un journaliste britannique (qui a réussi l'exploit d'obtenir une interview avec des combattants du Hezbollah au front lors des derniers affrontements), personne ne peut rejoindre La Resistance de son propre chef, car c'est le mouvement qui choisi lui même ses adhérant. Il les sélectionnent en jeune âge pour pouvoir les former et entrainer très longtemps.

 

Les cadres eux ont le droit à une formation poussée en Iran ou en Syrie, après la formation de base au Liban dans la Beqaa'.Les batteries d'artillerie de la Moukawama, aligne 30 000 roquettes et missiles.

 

 La formation des unités de première ligne, se fait dorénavant en s'appuyant sur des simulations d'opération avec un savoir faire évident en matière de maquettisme. On a évoqué que les combattants profitaient en expérience en étudiant les opérations faites ailleurs, tel qu?en Iraq. Ils visionnent des films des attaques menées contre les blindés américains. Des chars Abrahms M1, ont été même réalisés en maquette à l'échelle 1/1, à des fin d'entrainement.

 

Les Iraquiens aussi ont profité du savoir faire libanais en matière de charge explosive enfouie, une technique qui ne laisse aucune chance même aux meilleur blindé au monde.  

 

La preuve de la professionnalisation de ces mouvements ne se fonde pas seulement sur la qualité et les moyens mis à dispositions, mais également sur le mode de structuration adopté. C'est pour cette raison que les unités de combat du Hezbollah sont réparties dans des groupes d'actions distinctives tel que des batterie de défense littorales équipées de missiles anti navire (sol-surface).

 

Il existent aussi des unités de défense aérienne, qui devraient être bientôt équipées du missile nouvelle génération Missagh 2 de fabrication iranienne, il possèdent actuellement des Sam7 russe ou chinois. Il faut compter aussi les forces de frappe balistique ainsi que des unités anti-char ou de génie mineur.

 

Le Parti possède aussi son propre service de sécurité pour protéger ses dirigeants et ses installations sensible. Il possède même un service de renseignement actif de par le monde, particulièrement en Israël.Le fusil iraquien Tabouk en calibre 7.62 mm, est une copie du fameux Dragunov.

 

 L'armée américaine a dévoilé quant à elle, l'existence d'une section de tireur d'élite qui lui a infligé plus d'une cinquantaine de morts. La Brigade de Snipers de l'Armée Islamique elle, a déclaré qu'elle avait abattu plus de 250 soldats américains. Il ne s'agit là que des chiffres concernant les forces US, car les snipers iraquiens s'en prennent également aux forces gouvernementales iraquiennes et forces alliés étrangères. Le chef et fondateur de cette section, un certain Jouba, a même réalisé une vidéo de propagande, où il expose ses opérations. Ce chef de guerre devient un veritable héro, semblable dans l'imaginaire des jeunes aux héros des films d'action. Quoi de plus normale quant on connait l'impact d'une vidéo montrant durant 25 minutes, les soldats américains tomber sous les tirs précis de combattants fantomatique. Jouba à lui tous seul proclame le score de 40 ennemies H.S.

Cette formation de tireurs d'élite, est de création récente, mais elle a déjà fait ces preuves. Elle parait très bien entrainée et bien équipée. Elle dispose de fusils de sniping divers, mais le plus courant dont disposent ces tireurs est le Tab.7.62 de fabrication national. C'est un fusil rustique mais très fonctionnel et solide. Il a un porté maximale de 1150 m avec une P.T. de 100% à 700 m. Chambré en calibre de 7.62 mm. Il est très maniable et léger.

 

Ce fusil n'étant plus fabriqué en Iraq, les combattants utilisent très fréquemment des Dragunov russe de la même famille. Les tireurs de la section sont très difficiles à localiser, car ils savent bien se camoufler et ils ne tirent pratiquement qu'une seule fois par cible, dans les endroits du corps les moins bien protégés. Ils utilisent souvent des appareils vidéos pour la surveillance des cibles mais aussi pour filmer l'opération à des fins médiatiques ou de propagande.

 

L'innovation technique n'est pas délaissée non plus. Le Hezbollah se vante d'avoir violé le ciel d'Israël avec des drones espions, fabriqués par ses propres ingénieurs. Il fabrique également des dispositifs électroniques divers pour les mises à feu des charges. Des roquettes ou des ULM, sont aussi sortis de ses ateliers discrets.

 

tir de roquette sur Israël. Les serveur de ces batterie sont devenus des experts dans le maniement de ces armes.En Palestine la star de cet armement underground, est sûrement la roquette Qassam. Cette roquette de type BMP non guidée, est fabriquée selon des normes devenues standards, car les groupes palestiniens s'échangent leurs techniques de fabrication dans les petits ateliers clandestins. le Qassam a une porté sans cesse améliorée et lors de certains tests, elle a atteint les 22 km. Cette armes très médiatisée n'est cependant pas d'une grande précision.

 

Une autre armes à emploie plus décisif, est la bombe Al-Battar. cette arme consiste en une charge de 20 kg d'un explosif mis au point par les palestiniens et qui génère une chaleur de plus de 4000 c°, ce qui détruit n'importe quel char israélien.

 

Chaque groupe palestinien a sa propre production d'armes, ainsi :

 

 Le Hamas fabrique:

 

- Le  Qassam 1, d?une portée de 3 km, un poids de 6 kg, avec une charge explosive de 600 g.

 

- Le Qassam 2, d'une portée de 7 km, d'un poids de 30 kg, avec une charge explosive de 6 kg.

 

- Le Qassam 3, d'une portée de 12 km, d'un poids de 92 kg, avec une charge explosive de 12 kg.  

 

 Le Jihad fabrique :

 

Al Qods 1

 

- Al Qods 2 (20 km de portée, avec une charge de 10/15 kg).

 

 Le Fatah produit quant à lui le Kifah.

 

Ce ne sont là que quelques exemples car il y en a d'autres tel que des roquettes Nasser2 ou Sarya, produite par d?autres organisations palestiniennes. Le Hamas a même déclaré vouloir fabriquer des missile sol/air portables, capables d'abattre surtout les hélicoptères israéliens. L'idée parait réalisable avec l'apport technique de leurs alliés au Liban, en Syrie ou en Iran.

On ne peut pas nier l'apport étranger et étatique à ces groupes de guérillas, mais il faut tout de même admettre qu'ils ont atteint ce stade plus avancé par leurs propres volontés et engagements et qu'ils ne font plus figure de milices d'amateurs ou de guérilla d'une époque dépassée. Car ils ont su s'adapter à leur époque.

 

 

 

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